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Les couilles enragées

Novembre 2015
11,5 × 18,5 cm
72 pages
8 euros


Feuilleter

ISBN : 979-10-93699-06-6


Les couilles enragées
Benjamin Péret

Accroche un lampion à ta bite


et va


mais bande


Que la tour Eiffel étonnée se cache dans le cul


du Trocadéro


que la Seine excitée


envahisse la rue Trousse-Nonains


que les poteaux télégraphiques


déchargent leurs dépêches dans la bouche d’un égout



Ce conte frénétique de Benjamin Péret, où perroquets, montres et miroirs baisent et jouissent à qui mieux mieux, devait paraitre en 1928 chez l’éditeur clandestin René Bonnel, comme L’histoire de l’œil, de Bataille, et Le con d’Irène, d’Aragon. Mais les premières feuilles imprimées sont saisies par la police, empêchant la publication.

Neuf poèmes extraits du livre paraissent l’année suivante, avec des textes d’Aragon et des photos de Man Ray, dans la plaquette 1929. Il faudra attendre 1954 pour une première édition complète chez Éric Losfeld, sous le pseudonyme de Satyremont et sous le titre Les rouilles encagées.

Le « grand dessin / arbre généalogique » d’Yves Tanguy prévu pour illustrer l’édition originale ayant semble-t-il disparu, nous avons demandé à Killoffer de nous en livrer son interprétation.