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Le clavecin de Diderot

Mars 2015
11,5 × 18,5 cm
144 pages
11 euros


Feuilleter

ISBN : 979-10-93699-04-2


Le clavecin de Diderot
René Crevel

Salauds !


On les connaît vos écoles, vos lycées,


vos lieux de plaisir et de souffrance.


Y prenait-on quelque élan, c’était pour aller


se casser la gueule contre ces mosaïques


de sales petits intérêts qui servent de sol,


de murs, de plafond à vos bâtiments publics


et demeures privées.



Le clavecin de Diderot, c’est l’étonnante rencontre du surréalisme et de l’esprit des Lumières. Alors que le groupe d’André Breton a plutôt coutume d’encenser les romantiques allemands et leurs héritiers « maudits » du XIXe siècle, Crevel proclame qu’en 1932, « parce que les cervelles sont mal décapées du christianisme et de ses croûtes, (…) l’Encyclopédie apparaît vraiment à refaire ».

Il s’y emploie à sa manière dans ces pages, attaquant tout (les professeurs, les bourgeois, Dieu l’immobile…), mélangeant tout (pamphlet, souvenirs d’enfance, citations de Lénine…), filant la métaphore jusqu’à la déraison. Il donne au passage d’émouvantes nouvelles de ses chiens (RIP Marius et Mme Hebdomeros), un poème sur l’équivoque « cervelle » de Jean-Jacques Rousseau et une version toute personnelle de la crucifixion de Jésus. De quoi justifier amplement l’avis de Breton sur Le clavecin de Diderot : sans ce livre, « il eût manqué une de ses plus belles volutes au surréalisme ».

« Un règlement de comptes radical avec la religion (…), dans une langue incroyable. »

Nikola Delescluse, Radio Campus Lille

« Une prose trempée au vitriol, aussi cinglante que si elle datait d’hier. »

Julie Clarini, Le Monde des livres

« Crevel dénonce les institutions et les croyances de son époque dans un torrent d’injures. »

Emily Barnett, Les Inrocks